Le Centre fédéral Migration (Myria) publie un rapport consacré aux mineurs victimes de traite et/ou de trafic aggravé d’êtres humains. Cette étude vise à dresser un état des lieux des données disponibles en Belgique et à mieux comprendre l’ampleur et les caractéristiques de ce phénomène largement sous-documenté.
Pour la première fois, plusieurs sources de données ont été croisées, notamment celles du Service des Tutelles, de Fedasil, du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, de l’Aide à la jeunesse, de Child Focus ou encore des centres spécialisés d’accompagnement des victimes.
Le rapport met en évidence la vulnérabilité particulière des mineurs non accompagnés, dont certains disparaissent des structures d’accueil chaque année. Il souligne également que certains jeunes hébergés dans des structures de l’aide à la jeunesse peuvent être exposés à des formes d’exploitation, notamment sexuelle ou criminelle.
Au-delà des chiffres disponibles, Myria insiste sur les limites importantes des systèmes actuels de collecte de données : informations fragmentées, définitions variables selon les institutions et absence de bases de données interopérables. Ces lacunes compliquent la compréhension globale du phénomène et la mise en place de politiques publiques adaptées.
Le rapport formule dès lors plusieurs recommandations, notamment l’amélioration et l’harmonisation des systèmes d’enregistrement des données ainsi qu’un renforcement des capacités d’accueil spécialisées pour les mineurs victimes de traite ou de trafic d’êtres humains.
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