Le Délégué général analyse le projet de loi visant à instaurer une interdiction d’entrée à vie pour certaines personnes liées au terrorisme et à la radicalisation. S’il reconnaît l’objectif de sécurité, il alerte sur des atteintes majeures aux droits de l’enfant, en particulier la possibilité d’appliquer cette mesure à des mineurs dès 12 ans. Une sanction à vie est jugée incompatible avec le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie familiale et les objectifs de réinsertion. Le Délégué général recommande d’exclure les mineurs du dispositif, de revoir les délais de levée (jugés excessifs), de privilégier une approche éducative plutôt que répressive, et d’imposer une étude d’impact spécifique sur les droits de l’enfant.
Avis relatif à l’interdiction d’entrée à vie dans le cadre de la modification de la loi du 15 décembre 1980
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