Qu’ils l’utilisent de manière active ou qu’ils y soient exposés à travers les plateformes, les contenus générés, les recommandations automatisées ou les chatbots, l’intelligence artificielle (IA) occupe désormais une place centrale dans la vie des enfants et des jeunes.
Elle peut soutenir les apprentissages, faciliter l’accès au savoir, stimuler la créativité, renforcer l’accessibilité de certains contenus ou favoriser l’autonomie. Mais elle soulève aussi des risques importants pour les droits de l’enfant : atteintes à la vie privée, désinformation, reproduction de stéréotypes, fragilisation des apprentissages, effets sur la santé mentale, cyberharcèlement, manipulation et nouveaux usages pédocriminels.
Dans cet avis, le Délégué général analyse ces risques à la lumière du cadre légal existant, notamment le règlement sur l’intelligence artificielle, le règlement sur les services numériques et les principes internationaux relatifs aux droits de l’enfant. Il rappelle que l’enjeu n’est ni d’interdire l’IA aux enfants, ni de céder à une fascination naïve pour ces technologies, mais de construire un cadre protecteur, éducatif et démocratique.
Le Délégué général plaide ainsi pour une approche équilibrée : permettre aux enfants de bénéficier des opportunités offertes par l’IA, tout en renforçant la régulation, la transparence des plateformes, l’éducation aux médias et à l’IA, ainsi que les mécanismes de signalement, de protection et d’accompagnement.
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